Présenté par Théâtre de l’Odéon (L.R-22-625).
Seppuku. El Funeral de Mishima. O el placer de morir
Genre : Théâtre contemporain
Déconseillé aux moins de 18 ans
Durée du spectacle : 2h sans entracte
En japonais, espagnol, surtitré en français
Lectrice obsessionnelle du Pavillon d’or, Angélica Liddell se place sous le patronage de Mishima et de sa mort légendaire.
Avec Seppuku, Angélica Liddell clôt sa Trilogie des funérailles : la mort, horizon obstiné de son théâtre, devient promesse d’une éclatante beauté. Avant que la chair ne se décompose, est-il encore possible d’atteindre la grâce ?
Le 25 novembre 1970, dans le quartier général des forces d’autodéfense de Tokyo, Yukio Mishima accomplit, en compagnie de ses plus fidèles, l’éventration rituelle
qu’il avait longtemps rêvée, écrite et même filmée. Geste impossible, scandaleux – hara-kiri ou seppuku – que Marguerite Yourcenar tenait pour l’acte d’un héros et son ultime chef-d’oeuvre.
Lectrice obsessionnelle du Pavillon d’or, Angélica Liddell se place sous le patronage de cette énigmatique figure et de sa mort légendaire. Car qui mieux que Mishima pour exprimer ce besoin viscéral de réunir, dans un même élan, la recherche absolue du choc esthétique et le désir inextinguible d’une mort héroïque ?
Avec Seppuku, Liddell clôt sa Trilogie des funérailles entamée avec Vudú (3318) Blixen et Dämon. El funeral de Bergman. La mort, horizon obstiné de son théâtre, devient ici la promesse d’une éclatante beauté, d’une ravageuse violence poétique. Officiante ou thaumaturge, Liddell invoque sur la scène les figures de l’au-delà : sa poésie se mêle aux éclats fulgurants de Mishima, aux complaintes des fantômes du nô Hagoromo, et ouvre un passage entre les vivants et les morts.
Avant que la chair ne se décompose, est-il encore possible d’atteindre la grâce ? De faire du théâtre une déflagration, de demander un peu plus de couleurs au soleil couchant ? OEuvre crépusculaire, Seppuku exige une beauté « qui fasse pleurer les dieux » et fait du suicide rituel l’ultime métaphore du « sacrifice comme acte poétique ».
Metteur en scène/chorégraphe : Angélica Liddell
[Adaptation de la pièce de théâtre Nô] : Hagoromo — Le Manteau de plumes (XIVe siècle)
[Avec des extraits de] : Patriotisme et Le Marin rejeté par la mer, de Yukio Mishima.
Nonoka Kato [en alternance avec] Ichiro Sugae, Masanori Kikuzawa, Angélica Liddell, Alberto Alonso Martínez, Gumersindo Puche, Kazan Tachimoto
Réservation pour les personnes à mobilité réduite : 0144854040
Informations d’accès : Métro lignes 4 et 10 ARRET Odéon; RER B ARRET Luxembourg; RER C ARRET Saint-Michel; Bus lignes 63, 87, 86, 70, 96, 58 / Parkings rue Soufflot, Place St Sulpice, rue de l'Ecole de Médecine / Vélib' stations 6028, 6017, 6016